Tout d'abord , 10 choses importantes à savoir sur le Tibet


1. Le Tibet a été envahi de manière violente par la Chine en 1949. Depuis, 1,2 millions de Tibétains sont morts des suites directes de l'invasion.
2. Le 10 mars 1959, les Tibétains se sont soulevés contre l'occupation illégale du Tibet par la Chine. Le Dalaï Lama, chef politique et spirituel du Tibet, s'est enfui en Inde et plus de 100 000 réfugiés l'ont suivi.
3. La Chine a lancé sa " solution finale ", la relocalisation de colons chinois au Tibet. Il y a aujourd'hui plus de Chinois que de Tibétains au Tibet !
4. Les femmes tibétaines sont sujettes à la stérilisation et à des avortements forcés, façon d'exterminer la population tibétaine. Les femmes souffrent des formes les plus dégradantes de torture. Bastonnades impitoyables, viols et agressions sexuelles : lacération des bouts de seins, matraques électriques enfoncées dans le vagin et l'anus, enveloppement du corps par des fils électriques sous tension... sont parmi les atrocités décrites.
5. Aujourd'hui, on compte 250 prisonniers politiques dont le Panchen Lama qui n'a que 14 ans et a passé la moitié de sa vie en prison. Les prisonniers politiques sont régulièrement soumis à des extractions de sang, à des exercices intensifs et aux travaux forcés. Ils subissent des lavages de cerveau, des tortures physiques et psychiques et des classes de rééducation.
6. Depuis que la Chine a signé la Convention contre la torture en 1988 (cf Art.12), 84 Tibétains sont morts conséquemment à des tortures.
7. Dans la capitale du Tibet, Lhassa, il y a maintenant plus de prisons que de monastères. Cette ville est devenue un lieu de tourisme sexuel comparé à Bangkok.
8. Environ 80% des forêts au Tibet ont été rasées par les Chinois. On trouve dans certaines zones un taux de radioactivité bien trop élevé. Les ressources naturelles sont consommées sans souci de leur renouvellement. 10 barrages sont en train d'être construits.
9. La liberté de religion est sévèrement réprimée et souvent punie plus sévèrement qu'un meurtre. Aujourd'hui, plus de 100 moines et nonnes bouddhistes seraient toujours détenus. La répression, la volonté d'intimidation et l'étouffement de l'identité et de la culture tibétaines se poursuivent.
10. 2004 était l'année de l'amitié franco-chinoise alors, au nom des Droits de l'Homme, soutenons les peuples chinois et tibétain persécutés par le gouvernement du président chinois Hu Jintao.

Malheureusement très peu de gens sont au courrant et d'abord contre cette ingnorance que je lutte

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 10:51

Histoire et relations

Histoire du gouvernement en exil tibétain:
La création du gouvernement tibétain en exil fut proclamée le 29 avril 1959. Initialement basé à Mussoorie, dans l'Uttarakhand au nord de l'Inde, il fut transféré à Dharamsala en 1960 grâce à l'accueil généreux du gouvernement indien. Après la fuite du Tibet du 14e dalaï-lama, qui fut suivi de la plupart des membres de son gouvernement en 1959, il décida de reconstituer un gouvernement en exil, l'Administration centrale tibétaine, dont la mission est à la fois de prendre en charge les réfugiés tibétains et de restaurer la liberté au Tibet. Le 14e dalaï-lama est depuis 1959 le détenteur du pouvoir exécutif de ce gouvernement en exil. Cependant, il a instauré progressivement un régime démocratique. Ainsi, les autorités tibétaines créèrent le 2 septembre 1960 le Parlement tibétain en exil, l'Assemblée des députés du peuple tibétain. Le 10 mars 1963, la Constitution, fondée sur la Déclaration universelle des droits de l'homme, fut promulguée et appliquée au sein du gouvernement tibétain en exil.


Le Parlement tibétain en exil:

Le Parlement tibétain en exil est l'organe législatif du gouvernement tibétain en exil et il comprend entre 43 et 46 membres élus :

10 députés pour chacune des 3 provinces traditionnelles du Tibet historique, le Kham, le Ü-Tsang et l'Amdo,
2 députés pour chacune des 4 écoles principales du bouddhisme tibétain ainsi que la tradition Bön
2 députés représentent la diaspora tibétaine en Europe ;
1 député représente la diaspora tibétaine en Amérique du Nord
1 à 3 députés nommés par le Dalaï Lama représentent la culture, les sciences ou le service de la communauté.
L'assemblée est présidée par un président et un vice-président élus tous les cinq ans par les députés en leur sein. Les sessions de l'assemblée se tiennent tous les 6 mois. Cependant le dalaï-lama peut convoquer l'assemblée en cas d'urgence d'un niveau national. Lorsque l'assemblée ne siège pas, un comité de douze membres gère les affaires courantes, constitué de deux membres par province, un membre par école bouddhiste et un nommé par le dalaï-lama.

Pour rester en liaison constante avec la population en exil, des assemblées locales ont été instituées dans chaque communauté de plus de 160 personnes. Ces assemblées locales sont l'exact réplique du parlement tibétain. Enfin, c'est le parlement qui est habilité à élire le Cabinet tibétain, le Kashag, ou Conseil des ministres.


Les relations avec la République populaire de Chine:
Des représentants chinois et tibétains se sont rencontrés à sept reprises entre 2002 et 2008 sans qu'aucune ébauche de solution n'ait été trouvée. Les visites n'ont pas encore permis d'avancée dans l'initiation des négociations tant attendues par les Tibétains et ceux qui sont solidaires de leur juste lutte pour leurs droits.

Après la 5e visite, dans sa déclaration du 10 mars 2006, le 14e dalaï-lama a réitéré son engagement de longue date en faveur de l'approche de la Voie médiane afin de résoudre la question tibétaine. Il a déclaré qu'il ne revendiquait qu'une autonomie authentique pour le peuple tibétain, comme la constitution chinoise le garantit. Le dalaï-lama a affirmé que cette 5e visite « a permis aux deux parties de déterminer avec précision les principales différences de vue qui demeurent entre nous » et que les parties « ont aussi pris la mesure des conditions nécessaires à la résolution de ces différences ». Les envoyés ont également fait part aux autorités chinoises du souhait du dalaï-lama de visiter la Chine lors d'un pèlerinage et de prendre connaissance des changements et du développement en Chine. Le dalaï-lama a pressé les autorités chinoises de manifester leur intérêt pour le dialogue actuel par des "gestes significatifs".

Du côté de la Chine, le Gouverneur de la Région autonome du Tibet, Jampa Phuntsok, a reconnu que les discussions entre les envoyés du dalaï-lama et le gouvernement chinois n'avaient pas encore produit de négociations substantielles. Après la visite en Chine des envoyés du dalaï-lama le mois dernier, un porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères a minimisé l'importance de la visite en affirmant que "des Tibétains de l'étranger visitaient leur mère-patrie en leur qualité personnelle". Les attaques verbales de la Chine envers le dalaï-lama, y compris les accusations de séparatisme, se sont poursuivies.

Le 29 juin au 5 juillet 2007, deux émissaires du dalaï-lama, Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen, se rendent en Chine pour leur 6e visite de discussions sur le Tibet dont la première eu lieu en 2002. Lodi Gyari donna une interview quelques mois auparavant.

La septième rencontre s'est produite le dimanche 4 mai 2008, pour la première fois depuis 10 mois et depuis les Troubles au Tibet en 2008‎, à Shenzhen dans la province de Canton.

Les émissaires du dalaï-lama se sont entretenus avec le dalaï-lama, et ils ont fait une conférence de presse par la suite.

Selon Aftenposten, la Norvège aurait mis en place une diplomatie secrète pour aider à la résolution du conflit sino-tibétain.

Le diplomate tibétain Lodi Gyari a affirmé le 8 octobre 2008 à la Asia Society à New York que « si le problème n'est pas résolu, alors j'ai peur qu'une partie des Tibétains recourra à la violence ». Le Dalaï Lama propose d'accepter un rôle pour le Parti communiste et le socialisme dans les secteurs tibétains, une idée qui n'est pas populaire parmi les Tibétains à cause de ressentiments. « Mais quand le Dalaï Lama fait une telle déclaration, il n'y a pas de forte opposition à cela. Ceci montre clairement la force et la profondeur de la vénération [pour le Dalaï Lama]. Si les Chinois souhaitent trouver une solution, c'est le moment, parce qu'ils ont une personne avec qui ils peuvent s'entendre ». Lodi Gyari présentera des idées sur la façon dont les Tibétains voient l'autonomie au prochain et huitième round de discussion
.


La rencontre, dimanche 4 mai 2008, dans le sud de la Chine, entre des représentants du chef spirituel des Tibétains, le dalaï-lama, et des officiels chinois n'a débouché sur rien de tangible. La brièveté de ces entretiens laisserait même penser que cette reprise des discussions sino-tibétaines s'est soldée par un échec. Si les deux parties sont tombées d'accord pour poursuivre le dialogue, la date de la prochaine rencontre n'a pas été fixée. L'agence de presse officielle Chine nouvelle s'est contentée d'annoncer, dimanche, que « les membres du gouvernement central et des représentants personnels du 14e dalaï-lama ont convenu de tenir une nouvelle série de contacts et de consultations à une date appropriée ». Bref la Chine n'est pas prete à revenir sur ses décisions... *Article publié le 06 Mai 2008
Par Bruno Philip
Source : LE MONDE


Et avec la France:

En France, un Groupe d'études sur la question du Tibet rassemble des députés de tous partis, et un Groupe d'information internationale sur le Tibet des sénateurs français.
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# Posté le mardi 14 octobre 2008 09:57

Modifié le mardi 14 octobre 2008 14:41

Les troubles de mars 2008

Les troubles de mars 2008


Le 10 mars, 300 à 400 moines du monastère de Drepung défilent dans les rues de Lhassa, afin de demander la libération de moines emprisonnés en 2007, après qu'ils eurent repeint les murs du monastère en blanc pour fêter la remise de la médaille d'or du Congrès des États-Unis au 14e dalaï-lama. Les moines, bloqués par un barrage des forces de l'ordre, s'assoient pour un sit-in de quelques heures avant de se disperser. Au crépuscule, des moines et des étudiants se rassemblent au centre-ville sur la place du Barkhor, 6 ou 7 d'entre-eux sont arrêtés.
Le 11 mars, afin de protester contre ces arrestations, plus de 500 moines de Drepung, auxquels se sont joints ceux de Sera, manifestent de nouveau. Fin de matinée, des incidents éclatent quand la police chinoise et de la Police armée du peuple dispersent les manifestants par la force. Des grenades lacrymogènes sont utilisées, et des moines frappés à coups de matraque.
D'après le gouvernement tibétain en exil, d'autres manifestations ont éclaté dans trois autres monastères, dont l'un situé dans la province traditionnelle tibétaine de l'Amdo incorporée au Qinghai. Le 11 mars, un porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères déclare que des manifestations « illégales et menaçant la stabilité sociale » ont eu lieu à Lhassa.
Le 12 mars, la tension monte d'un cran avec les rumeurs de tentatives de suicide de deux moines de Drepung. Selon un témoin, au monastère de Séra, des moines qui ont débuté une grève de la faim sont battus par la police.
Le 14 mars, de violentes émeutes se déroulent à Lhassa, les plus graves depuis le Soulèvement tibétain de 1959.
Les premières violences commencent le matin près du temple de Ramoché. Selon Le Monde, les premières violences feraient suite au passage à tabac de deux moines bouddhistes par les forces de l'ordre, rumeur qui se propage dans Lhassa, ou bien, selon les sources officielles chinoises, à des jets de pierre contre les forces de l'ordre. Les émeutes éclatent au début de l'après-midi : une foule de plusieurs douzaines de personnes se déchaînent, dont certaines hurlent en jetant des pierres sur les magasins appartenant à des Chinois et sur les taxis dont la plupart à Lhassa sont conduits par des Hans.
L'émeute se propage rapidement à travers les ruelles commerçantes. Des foules, qui se sont rassemblées apparemment de façon spontanée, dévastent les magasins n'appartenant pas aux Tibétains et en répandent les marchandises dans la rue, avant d'y mettre le feu. Pour échapper au saccage, les commerçant tibétains nouent, sur leur devanture, des foulards blancs traditionnels les signalant comme tels. Selon le témoignage d'un touriste suisse qui se trouvait dans la rue principale de Lhassa, il y avait là une foule de 400 à 500 personnes, et des pavés sont lancés à travers la rue pour atterrir dans une rue latérale où une cinquantaine de policiers, mal protégés par leurs boucliers en plastique, finissent par battre en retraite. Selon les témoins occidentaux, des Chinois isolés, passant à pied ou en véhicule, sont agressés, lapidés ou pris en chasse par des manifestants, dont certains armés de sabres tibétains, de bâtons ou de barres de fer. Quelques émeutiers scandent « Vive le dalaï-lama ! » et « Tibet libre ! ». Selon le gouvernement chinois, 13 personnes seraient mortes, victimes des émeutiers, la plupart brûlées vives dans les incendies. Pendant des heures, les forces de sécurité interviennent peu.
Selon le témoignage de James Miles, correspondant à Lhassa pour The Economist, des Tibétains ont lancé des pierres sur un garçon de 10 ans à vélo. Concernant la répression, Miles n'a pas entendu de rafale de mitraillette, et n'a pas eu le sentiment d'une répression massive comme lors de l'écrasement des manifestations de Tian'anmen qu'il a également couvert. Les autorités auraient été paralysées par les risques politiques qu'une vive réaction aurait impliqués.
Georg Blume, journaliste allemand présent sur place, rapporte le témoignage très précis d'un Tibétain sur les événements : ce témoin a pu donner libre expression à sa haine envers la Chine mais admet que les policiers n'ont pas tiré le 14 mars au plus fort des émeutes; il suppose que les victimes sont essentiellement des Chinois brûlés dans leurs magasins. Georg Blume pensait au départ que la police militaire était responsable des victimes, mais plus il a recueilli de témoignages, plus il a remis en cause cette hypothèse initiale. Il est clair pour lui que l'on ne peut pas parler de répression sanglante comme le massacre de Tian'anmen en 1989 .
Le témoignage d'un tibétain en exil est rapporté par une dépêche de l'AFP, un reportage de NTDTV (télévision affiliée au Falun Gong, hostile au parti communiste chinois) et le site Phayul.com (créé et géré par des tibétains en exil). Selon son témoignage, ce tibétain en exil serait l'un des très rares manifestants tibétains à avoir réussi à s'enfuir du Tibet, après 4 jours de manifestations à Lhassa. Il a témoigné d'actes de violence particulièrement graves des forces de maintien de l'ordre à Lhassa ; ce témoignage n'est cependant corroboré par aucune autre source présente sur place lors des manifestations. Selon lui, des troupes chinoises brandissant des couteaux auraient attaqué les manifestants tibétains le 14 mars, « Nous manifestions pour marquer le 49e anniversaire (du Soulèvement tibétain de 1959 contre la domination chinoise) lorsque les troupes nous ont attaqués avec de longs couteaux. Nous avons jeté des pierres et les soldats se sont retirés et sont ensuite revenus avec des armes et puis il y a eu de la fumée, des coups de feu et des cris terribles ». Il affirme avoir vu plusieurs Tibétains mourir de balles et de coups de couteau. « Les troupes ont juste jeté (les morts) comme des carcasses dans des fourgons de police ». Ce réfugié serait le 4e Tibétain à avoir pu s'échapper de la région depuis le déclenchement des troubles en mars 2008.
Le 14 mars, Radio Free Asia rapporte que les policiers et les membres des forces de sécurité « ont tiré sur les manifestants antichinois alors que ces derniers mettaient le feu à des voitures et envahissaient les rues », le bilan serait d'une centaine de morts16. Des témoins ont indiqué à des agences de presse étrangères que les rues de Lhassa étaient quadrillées par la police, les forces de la Police armée populaire ainsi que par l'armée.
Selon Qiangba Puncog, président du Gouvernement régional de la Région autonome du Tibet, le personnel de sécurité n'était pas armé lors des émeutes du vendredi 14 mars à Lhassa, James Miles et certains touristes occidentaux confirment que la police n'était pas armée ("no guns visible"), une détonation a été entendue mais il est difficile de dire s'il s'agissait d'un coup de feu ou d'une explosion due à un incendie. Selon le témoignage d'autres touristes rapportés par l'ambassade des États-Unis à Pékin, des coups de feu ont clairement été entendus. Des « bruits de coups de feu » sont rapportés dans la conversation entre un activiste à Lhassa et le secrétaire culturel du Congrès de la jeunesse tibétaine mais il n'en existe aucun enregistrement vérifiable.
Selon Qiangba Puncog, président du gouvernement régional du Tibet, 13 civils chinois ont été brûlés vifs (dont un aspergé d'essence) ou poignardés à mort par les émeutiers, 18 civils et un agent de police ont trouvé la mort au cours des émeutes du 14 mars à Lhassa, 241 agents de police ont été blessés (dont 23 actuellement dans un état critique), un autre a été tué par la foule, 382 civils ont été blessés (dont 58 grièvement). Selon Phayul.com, site créé en 2001 par un Tibétain en exil, des manifestations très tendues, dispersées par des tirs des forces de l'ordre, seraient signalées dans le Gansu, une partie de l'ancienne province tibétaine de l'Amdo.
Le samedi 15 mars, selon le Centre tibétain pour les droits de l'homme et la démocratie, des milliers de manifestants se rassemblent à nouveau dans cette région proche du monastère de Labrang. La présence de chars et de véhicules militaires chinois à Lhassa est rapportée par des touristes étrangers. Le centre historique de la ville est placé sous couvre-feu, l'accès pour les touristes et les journalistes est suspendu, empêchant les médias étrangers d'accéder à la région. Le 14e dalaï-lama demande à la Chine de « cesser d'utiliser la force », de « répondre au ressentiment des Tibétains par le dialogue » et aux Tibétains de « ne pas recourir à la violence ». Durant le week-end, les manifestations antichinoises débordent hors de la capitale. À Xiahe, dans la province du Gansu, des manifestations éclatent le vendredi et le samedi autour du grand monastère de Labrang, des milliers de moines défilant en criant « Tibet libre ! » et « Laissez le dalaï-lama revenir au Tibet ! ». D'après Kate Saunders, responsable d'International Campaign for Tibet, « des manifestations ont éclaté dimanche dans la ville de Ngawa (dans le Sichuan) et sept personnes ont été tuées ». Le gouvernement local promet de « lancer une guerre du peuple pour combattre le séparatisme et faire éclater en pleine lumière le visage hideux du dalaï-lama et de son groupe », il lance également un ultimatum aux émeutiers, leur demandant de se rendre d'ici à lundi soir. Le mardi 18 mars la centaine de touristes restant en ville est déplacée dans des hôtels situés loin du lieu des émeutes. Le mercredi soir à 22h : 170 personnes s'étaient rendues.
Selon un témoignage d'un Tibétain emprisonné à Lhassa après les manifestations de mars -recueilli clandestinement- la police chinoise s'est introduite dans sa maison cassant 5 portes et frappant toutes les personnes présentes. Ce Tibétain affirme avoir été frappé à la tête et maltraité lors de sa détention. Il a assisté aux traitements plus sévères des moines par les soldats. Il affirme qu'un frère et sa soeur ont été jetés par la fenêtre tuant le frère et blessant gravement la soeur. Chaque jour, les prisonniers appelaient les gardes pour signaler des morts. L'un des prisonniers a été battu à mort car les gardes qui le suspectaient d'avoir volé un veston. Un jeune de 17 ans a été torturé alors qu'il n'avait pas participé aux manifestations, le forçant à “avouer” des actes qu'il n'avait pas commis.
Le 28 mai, selon le Centre tibétain pour les droits de l'homme et la démocratie, 3 nonnes et une étudiante (Rigden Lhamo) ont manifesté à Kardze (Sichuan, Kham) pour le retour du Dalai Lama, la libération des prisonniers politiques tibétains et la liberté au Tibet. La police chinoise aurait tiré des coups de feu et infligés de mauvais traitements à Rigden Lhamo. Des taches de sang auraient été vues sur son corps et l'on ignore ce qu'elle est devenue.
Le 21 juin Palma Trily, vice-président exécutif de la Région autonome du Tibet, a annoncé que le Tibet a libéré 1157 personnes accusées de délits mineurs dans les émeutes à Lhassa, juste avant le passage de la flamme olympique à Lhassa. Le journal en:JURIST remarque que l'annonce de cette libération survient 2 jours après un rapport critique d'Amnesty International.

Depuis le début des troubles, les bilans humains sont contradictoires selon les sources. Les divergences portent non seulement sur le nombre des victimes mais aussi sur leur identité. Les autorités chinoises parlent de civils innocents victimes des émeutiers, tandis que le gouvernement tibétain en exil parle de tibétains tues par la police ou l'armé.
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# Posté le dimanche 12 octobre 2008 11:21

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 11:34

Carte du Tibet

Carte du Tibet
Carte générale du Tibet:

La bordure bleue de la carte du Tibet représente la limite d'extension de la civilisation tibétaine avant 1950.
La bordure verte représente la limite de la Région Autonome du Tibet à l'intérieur de la République Populaire de la Chine.
Les anciennes régions polititiques du Tibet sont d'ouest vers l'est =
Ngari - Tsang - Ü - Amdo et Kham.
Les autres régions usuelles sont :
Les Hauts plateaux du Changtang au nord-ouest où des nomades vivent à une altitude supérieure à 4000m. Cette région, où les rivières n'ont pas d'écoulement à la mer est couverte de nombreux lacs salés.
- le pays des Ngoloks au nord-est où d'autres nomades étaient considérés comme de dangereux brigands mais aussi de fameux éleveurs de chevaux.
- la vallée du Yarlung qui fut le siège des premiers royaumes tibétains.
- la région de Lhodrak au sud jadis considérée comme la plus riche et la plus verdoyante du Tibet.
- la région des Hor où vécut le roi mytique de Gesar et où les légendes situent la plupart des épopées tibétaines.
- enfin les Mt Kailas et Mt Namche Barwa considérés comme des lieux de pélerinages incontournables par les Tibétains. Voir la suite à l'article suivant.

De nos jours le Tibet est passé sous la férule chinoise. Les chinois appellent le Tibet Xizang et limitent le Tibet à la province Autonomes du Tibet.

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# Posté le mardi 14 octobre 2008 15:16

République populaire CHINOISE

République populaire CHINOISE
La République Populaire Chinoise est divisée en 27 Provinces , voir les 27 provinces au dessus.
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# Posté le mardi 14 octobre 2008 15:23